Vous êtes ici

Témoignage de l’honorable chef de canton de Madaoua, Mahaman Manirou Magagi

Nous voudrions qu’au cours de ce genre de réunion que la police et la gendarmerie soient conviées pour que nous puissions discuter de tous les problèmes concernant la violence basée sur le genre. Les Chefs traditionnels continuent de mener des activités de sensibilisation, mais le problème persiste encore et cela nous décourage souvent. Concernant, par exemple, les viols et les agressions

Dont le règlement relève de la justice, notre champ d’intervention est très limité.

 En tant que Chefs traditionnels nous dénonçons les cas de viols ou d’agression à la police et à la gendarmerie. Malheureusement, le plus souvent les coupables sont très vite relaxés et nous les voyons, quelque temps après, en train de vaquer à leurs occupations sans

Sincèrement cela nous décourage. Je considère cela comme un manque de soutien à nos actions.

Or la loi doit être appliquée dans toute sa rigueur. C’est pourquoi j’interpelle le Président de la Commission nationale des droits humains (CNDH), présent à cette réunion pour prendre avec beaucoup de considération notre cri du cœur pour faire En ce qui concerne mon canton de Madaoua, l’une des violences que subissent les filles, c’est le mariage précoce (d’enfant) et surtout le mariage des en cours de scolarité. Pour mettre fin à cela l’application de la loi s’impose. L’autre aspect, c’est vraiment le détournement des mineurs. Des gaillards engrossent des petites filles de 12 à 13 ans sans être inquiétés. La loi doit les frapper pour arrêter cette violence sur les petites filles. Tout récemment, j’ai orienté à la police un cas d’une mineure de 13 ans qui a été enceinté. Nos petites filles sont en danger avec ces genres de comportement. Il relève de la responsabilité de tous les acteurs : Chefs traditionnels, police, gendarmerie, justice qui doivent œuvrer pour l’application des lois afin de mettre fin à la violence basée sur le genre.