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Etre une Femme au Niger

Le Niger est un pays pauvre, des plus pauvres. 63% de la population vit en dessous du seuil de la pauvreté (avec un revenu annuel par personne de 100$ par an en milieu urbain et de 66$ en milieu rural), les 2/3 de ces pauvres sont des femmes.

Cette féminisation de la pauvreté a des implications directes sur la santé des femmes. Au Niger, l'espérance de vie à la naissance est de 50,1 ans (identique à celle d'un pays en guerre). Les indicateurs concernant la santé reproductive sont particulièrement préoccupants. Les Nigériennes ont en moyenne 7 à 8 enfants (Indice Synthétique de Fécondité) et leurs grossesses sont très rapprochées (intervalle inter-génésique inférieur à 2 ans). Plus de 5% des femmes entre 15 et 49 ans sont anémiées (57 pour 1000). Le taux de mortalité maternelle est élevé (entre 500 et 700 pour 100.000 naissances vivantes) ; seuls 16% des accouchements sont assistés par du personnel médical.

Outre les difficultés du système de soins de santé, une série de facteurs socioculturels aggravent la situation. A commencer par le faible accès des femmes et des jeunes filles aux services de santé reproductive (l'autorisation du mari ou du père est souvent requise) et aux informations qui y sont relatives. Ceci explique notamment la très faible utilisation des méthodes de planification familiale (4,6% des femmes en union) qui a pour conséquences les grossesses non désirées et les avortements. Sans compter l'impact sur la transmission du VIH/Sida (le taux de séroprévalence chez les femmes enceintes est passé de 1,40% en 1992 à 4,25% en 2001).

Certaines pratiques traditionnelles constituent également des facteurs néfastes. Il s'agit principalement de la polygamie, du mariage précoce voire forcé, des mutilations génitales féminines, des diverses violences faites aux femmes (viols, sévices corporels, violences morales, privations de nourritures, etc.). Les conséquences de ces pratiques traditionnelles néfastes se mesurent en terme de santé physique (fistule vésico-vaginale, etc.) mais aussi de santé morale (traumatisme, image de soi négative, etc.).

Finalement, les faibles taux d'éducation (25,6% des filles au primaire contre 30,4% de garçon) et d'alphabétisation (10,6% en moyenne contre 30,4% d'homme, et moins de 5% en milieu rural) expliquent les difficultés présentes et à venir pour améliorer les conditions de vie et de santé des femmes.

En effet, si les femmes sont sur-représentées en matière de pauvreté et de problèmes socio-sanitaires, elles sont sous-représentées en matière d'éducation et de participation décisionnelle et politique. Il y a plus de 5 millions de nigériennes ; et une seule femme parmi les 83 députés du Parlement. Cette inégalité se retrouve à tous les niveaux : national, régional et local. Certes, les femmes participent activement à la vie communautaire mais elles restent encore confinées à un rôle d'organisation (secrétariat, accueil, repas) ; rares sont celles qui acquièrent un pouvoir de décision.

Le contexte socio-juridique nigérien est également marqué par les iniquités. Le droit civil est principalement coutumier et fortement islamisé. Ceci perpétue les discriminations envers les femmes notamment en ce qui concerne l'accès à la terre, l'héritage, le mariage forcé, la claustration, la répudiation, la garde des enfants, et la défense face aux violences. En outre, par manque d'information, les femmes ne jouissent pas pleinement des droits qui leurs sont reconnus par l'Etat

Conscient des inégalités de genre dont souffrent les femmes au Niger, le Gouvernement a adopté en 1996 une Politique Nationale de Promotion de la Femme. L'un des premiers résultats concrets de cette politique est l'instauration d'une " Loi des quotas " qui fixe la représentation minimale des femmes à 25% au sein du Parlement, du Gouvernement et de la haute administration. Le Niger a également mis en place un Observatoire National pour la Promotion de la Femme (ONPF).

Dans le même esprit, il a ratifié plusieurs conventions et résolutions des conférences internationales visant l'amélioration des conditions de vie et du bien-être de la population: Beijing (1995) et Beijing +5; Conférence Internationale sur la Population et le Développement (CIPD, le Caire 1994 et CIPD+5) ainsi que la convention CEDEF sur l'élimination de toute forme de Discrimination à l'Egard des Femmes (CEDEF, 1999 - avec réserves).

Pour l'ensemble des pays en développement, la moyenne de l'indice genre est de 0,560; au Niger, il n'atteint que 0,197. La pauvreté, les difficultés, les iniquités et les inégalités envers les femmes sont désormais reconnus; l'UNFPA appuie le gouvernement nigérien à initier le changement. L'UNFPA soutien techniquement et financièrement une Initiative Genre qui contribue à la création d'un envireonnement politique, juridique et socio-culturel favorable à l'équité et l'égalité de genre au Niger


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